LogoSeul-EM

La nature des choses

Arrêt du tabac

Arrêter du fumer grâce à l'hypnose et la naturopathie: perspectives.

L'arrêt du tabac: obligation ou libération?

Arrêter de fumer est un objectif tantôt facile, tantôt complexe. Certains y parviennent par la seule volonté, d’autres après plusieurs essais. Comment comprendre cela: plusieurs pistes de réponses.

1-Tout d’abord, rien n’est plus empêchant, bloquant, contre-productif que la peur de ne pas y arriver, la culpabilisation du fumeur ou les conseils à répétition. Tout accompagnant ou toute personne un peu renseignée sur le psychisme sait cela: l’inconscient, qui régit nos habitudes et dépendances, n’est pas rationnel, mais d’abord émotionnel. En tant que tel il peut être dans le défi, le déni, mais dans tous les cas il fait de son mieux avec son chemin de vie. De ce fait, peu de choses sont plus contre-productives que les conseils. Cela peut être (ô combien!)  frustrant pour les proches, mais ce sont d’autres chemins qu’il faut emprunter: non pas ceux que nous croyons être bons (il le sont pour nous sans doute), mais ceux du fumeur, car chacun doit trouver ses solutions, ses organisations, agencements de changement. Cela peut expliquer que de nombreux fumeurs continuent en dépit des sermons quotidiens, des conseils avisés. Dans les faits, une séance d’hypnose va parfois consister à annuler ces effets dans le psychisme profond, et la personne arrêtera de fumer: elle « attendait » uniquement qu’on lui laisse de l’espace, qu’on la laisse s’approprier ce changement. Le conseil pouvait même être très bon, mais il fallait un temps de maturation puis de décision, et qu’on ne lui vole pas ce temps. Un peu parfois comme si l’ego avait besoin de temps pour se dire « c’est mon idée ».

2/Ce point nous mène à la question du temps psychique. Nous avons tous nos horloges mentales et inconscientes, et nous avons des rythmes différents. Il suffit d’observer un couple, ou notre animal domestique, ou un ami. Beaucoup de choses vont à des rythmes tellement différents d’une personne à une autre. Et nous savons que plus nous respectons nos rythmes, plus les choses seront faciles et donc iront vite. Sinon, nous risquons de nous faire violence, de brûler les étapes ou de faire cela pour l’autre, et dans ces cas, le changement n’est pas pleinement intégré, solide, stable.

3/Ensuite, rien ne dit qu’il faille absolument arrêter de fumer. De nombreuses personnes voient même leur médecin leur conseiller de continuer: petits fumeurs, personnes en fin de vie, personnes irascibles, en craquage ou simplement trouvant un plaisir extrême à fumer… Qui a le droit de choisir à la place du fumeur comment vivre? Il y a bien plus toxique que le tabac dans nos sociétés hygiénistes: le sucre pose grande question, par exemple…

Cigare Roméo y Julieta Coronitas Cedro (enrobé de bois de Cèdre): tabac d'excellente qualité

Parle-t-on de tabac ou de cigarettes: imprécisions de langage et pseudo-science...

Via une quantité phénoménale de sites internet grand public et pseudo spécialisés dans la santé, on peut trouver des centaines d’articles au moins qui diabolisent le tabac, et lui imputent les pires troubles. Or, il conviendrait de revenir à une expression claire de ce dont on parle, et surtout à de l’honnêteté:

Premièrement, il y a amalgame entre tabac et cigarettes. Les cigarettes sont particulièrement toxiques, pleines d’ajouts néfastes. Le tabac à rouler n’est généralement guère mieux, mais il existe des tabac peu ou pas traités. Dans ce cas, on ne parle pas du tout de la même chose.

Deuxièmement, le tabac (brun) est une plante sacrée dans de très nombreuses traditions. C’est même la plante « père » des autres, qui donne ancrage, solidité, clarté. Simplement, dans ces traditions, on ne commence pas par fumer la plante, mais par la boire. On envisage la plante de manière humble, à travers une ingurgitation « par le bas » (élément terre et eau: on la boit puis la vomit. La plante va donner ancrage, solidité, clarté d’esprit; cela se fait bien sûr en rituel, avec des professionnels aguerris et pas en découverte week-end au départ de Paris, ou en fin de soirée improvisé avec un pote vaguement chamane et qui dragouille un peu…). Ensuite seulement, on ingurgite la plante par le haut (éléments feu et air: on la fume). Aborder la plante dans le mauvais sens conduit aux addictions. L’aborder humblement est réputé empêcher l’addiction. Et ce n’est pas valable seulement pour la tabac. La clinique de Takiwasi au Pérou n’est pas par hasard un des lieux les plus connus pour le renversement des addictions…

Troisièmement, on ne compte plus les accusations de cancer concernant la tabac. Or, plusieurs études tendent à prouver que ce n’est pas si évident que cela: fumeurs longue durée sans cancer, non fumeurs (actifs ET passif) en cancer du poumon très jeune etc. Bref, n’oublions pas que nous sommes en France, un pays de réductionnisme radical, qui pense tout pouvoir expliquer en terme moléculaires et chimiques, en ignorant d’autres dimensions, notamment émotionnelle. Un exemple parmi d’autres: une équipe scientifique nipponne a ces dernières années échoué à prouver que les femmes fumant davantage, elles développaient au long cours davantage de cancer. Ces chercheurs avaient un laboratoire à ciel ouvert: en quelques décennies les Japonaises s’étaient mises massivement à fumer. On a donc étudié le phénomène de près, et sur la durée. ET… Aucune corrélation claire n’a été trouvée. Par contre le stress, la culpabilisation créent des effets nets sur la santé, ça on le sait, si on lit un peu…

Quelle technique utiliser? Hypnose, naturopathie...?

Il existe de très nombreuses techniques pour arrêter de fumer. Voici quelques informations de base:

-Aucune technique n’est supérieure à une autre, même si l’hypnose pratiquée en cabinet (pas en hôpital ou en université, sans écouter ni regarder les gens: dans ce cas les résultats sont très mauvais) donne environ 80% de réussite (arrêt total ou quasi total) un an après la ou les séances. Vous pouvez trouver de très mauvais hypnopraticiens, qu’ils soient amateurs, médecins ou non: cela ne garantit en rien leur qualité d’hypnopraticien. Sinon, pourquoi de plus en plus de gens déserteraient les cabinets médicaux pour aller vers les médecines alternatives…? De nombreuses techniques ont montré des résultats intéressants, comme l’auriculothérapie par exemple, ou certaines techniques et apports en naturopathie. En terme d’inefficacité et de business, les patchs et autres gommes sont en tête: moins de 20% d’efficacité, beaucoup de pub, beaucoup d’argent en jeu. Tout ce qu’on aime… Trouvez la technique qui vous convient, à vous! Petite astuce: certains guidages sur youtube peuvent s’avérer plus efficace qu’une séance. Demandez son avis à un ami ou une connaissance dans ce domaine, pour ne pas suivre n’importe quel guidage. Certaines personnes arrêtent de fumer après l’écoute d’un guidage, une fois ou de manière répétée. C’est moins fiable qu’une séance chez un professionnel, mais sait-on jamais…!

-En hypnose on peut utiliser une technique de dégoût de la cigarette. C’est très fiable et non déontologique: cela ne fait pas disparaître l’envie, mais associe le goût de la cigarette à un goût… peu agréable. En somme on répond à la demande, mais de manière non satisfaisante. On évite donc cette technique, et on laisse toujours une porte de sortie, pour le cas où inconsciemment vous ne seriez pas prêt à arrêter. Dans ce cas on en tire souvent des informations et cela permet d’avancer.

-En naturopathie on connaît de nombreux produits qui aident à l’arrêt, au sevrage, et là, soyons clairs: il est impossible de prévoir l’efficacité de tel ou tel produit. Cela implique un échange, et de voir au cas par cas quel produit est possible, non dangereux, puis s’il sera efficace. Dans ce dernier cas on va privilégier un laboratoire sérieux. En naturopathie, l’arrêt du tabac peut bien sûr s’accompagner de prises de conscience (les liens respiration-poids, respiration-santé cardio-vasculaire, poumons-émotions etc), de propositions d’activité respiratoire ou sportive, voire d’apports pour moduler la sphère émotionnelle (Elixirs floraux, travail en hypnose légère-naturopathie etc). Attention, accompagner en hypnose nécessite une formation sérieuse, une voix maîtrisée, modulable, des habitudes importantes, une connaissance linguistique et mentale approfondie, une écoute totale des mouvements corporels de l’autres etc… pas un stage d’un week-end en plus d’un cursus de naturopathie. Une phrase mal prononcée, mal choisie peut provoquer quelques dégâts, et on ne joue pas à l’apprenti-sorcier quand on est au voisinage des profondeurs psychiques. Sur ce site, nous sommes très peu indulgents avec les très nombreux hypnopraticiens qui pratiquent de manière « libre », « sauvage » avec des formations très légères, car nous recevons ensuite trop de personnes mal en point après ce type de séances.

Conclusion

La science actuelle, dans ses publications les plus sérieuses, ne s’intéresse pas tant au tabac qu’aux effets catastrophiques de l’alcool ou encore plus, du sucre. Si vous voulez vous intéresser à une addiction lourde et qui fait rire (comme hier l’alcool ou la cigarette, qui étaient « classes », à la mode, voire même « garants d’une bonne santé »), documentez-vous sur ce facteur premier mis en évidence pour les lourdeurs des covid, également très connu comme facteur à stopper radicalement en cas de cancer: le sucre. Arrêter de fumer est possible, souvent souhaitable, surtout quand on fume des cigarettes, c’est-à-dire bien d’autres choses que du tabac. Vos poumons vous remercieront, et tout votre corps. Si vous ne vous sentez pas prêt.e, le travail de l’accompagnant est de vous guider à partir de là où vous êtes, sans brûler les étapes: prise de conscience, manque de motivation, incertitude, difficulté à tourner une page, peur de manquer, motivation forte etc. Un bon accompagnant prendra d’abord le temps de vous informer par téléphone, pour que vous fassiez le bon choix, au bon moment, avec la bonne personne, sans vous presser.