Quand l’école ne correspond plus à la manière d’apprendre

Un enfant qui bouge beaucoup, qui oublie ses affaires, qui semble ne pas écouter, qui commence un exercice puis passe à autre chose, qui comprend parfaitement une consigne orale mais se perd dès qu’elle est écrite, ou qui fournit des efforts considérables pour des résultats qui restent décevants n’est pas nécessairement un enfant qui « ne veut pas travailler ». De même, un adolescent ou un étudiant qui connaît son cours mais n’arrive pas à s’organiser, à se concentrer suffisamment longtemps ou à restituer ce qu’il sait peut avoir besoin d’autre chose que d’une injonction supplémentaire à faire des efforts. Avant même que n’explose le nombre d’élèves « avec troubles », j’avais remarqué comme beaucoup d’autres collègues, que l’enseignement français demandait aux enfants ce que des adultes sont incapables de faire: rester parfaitement concentré et immobile sur une chaise pendant des heures, à la fois passif-silencieux-docile, puis pouvoir être ponctuellement, immédiatement actif-participatif quand on vous demande. Cela a déterminé mon parcours à la fois alternatif dans la formation, et d’accompagnement psycho-corporel, pour écouter la totalité de la personne. Aujourd’hui j’accompagne ainsi aussi bien en tant qu’hypnopraticien pour l’aspect stress-mémoire-concentration de l’élève, que sur un versant davantage « cours particuliers » ou nous allons établir un lien de confiance en l’autre, en soi, et des stratégies concrètes d’apprentissages-performance. Pour toute question sur ces séances d’hypnose ou sur les cours vous pouvez me joindre au 06 73 58 09 19.

Le TDAH, les troubles spécifiques des apprentissages communément appelés troubles dys, la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie sont aujourd’hui beaucoup mieux identifiés qu’autrefois. La Haute Autorité de Santé rappelle que les troubles dys concernent près de 8 % des enfants d’âge scolaire en France et qu’ils peuvent toucher différentes fonctions liées au langage, à la lecture, à l’orthographe, au calcul, à la motricité ou encore aux fonctions attentionnelles et exécutives. Cette évolution du nombre de cas reste mystérieuse, et personne ne semble vraiment se poser de questions sur cela, dans les pays occidentaux.

Concernant le TDAH, les pouvoirs publics estiment aujourd’hui qu’il concerne environ 6 % des enfants et que le repérage et le diagnostic ont fortement progressé. En 2025, une enquête nationale menée auprès de 1 556 familles concernées par un enfant ou un adolescent avec TDAH faisait encore apparaître des difficultés importantes dans les parcours de diagnostic et de scolarisation : 41 % des familles interrogées déclaraient attendre plus d’un an pour obtenir un diagnostic, et près d’un tiers des enfants restait sans aménagement scolaire malgré une demande. A  noter qu’il existe de fortes disparités selon les régions. Obtenir un bilan-diagnostic dans certaines grandes agglomérations peut prendre des années, tandis que certains régions à pus faible densité présentent à certains endroits des délais remarquablement plus courts.

Il faut en tout cas regarder la situation autrement que sous le seul angle du comportement. La question peut devenir : comment cet élève fonctionne-t-il, comment apprend-il, comment entre-t-il en relation avec ce qu’on lui demande, et comment peut-on lui permettre de retrouver une marge de manœuvre ?

Comprendre l’élève plutôt que seulement corriger son comportement

J’ai une double expérience qui me conduit à travailler de cette manière : celle de l’accompagnement par l’hypnose, mais aussi celle de l’enseignement et de la pédagogie différenciée. Cette « stratégie » profite d’un confort permis par l’existence en amont d’une pharmacologie, de bilans psy etc. Du fait de cette médecine traditionnelle, je peux me concentrer sur ma spécialité.

La pédagogie différenciée part d’une idée finalement assez simple : tous les élèves n’entrent pas dans un apprentissage de la même manière. Une consigne, une méthode de mémorisation, une façon d’organiser le travail ou une manière de présenter une information peuvent fonctionner remarquablement bien pour l’un et beaucoup moins bien pour l’autre.

Cette différence devient particulièrement importante lorsqu’un enfant présente un TDAH ou des difficultés de type dys. Le système scolaire dispose d’ailleurs de dispositifs permettant des adaptations pédagogiques, notamment le PAP pour les troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que ces adaptations peuvent concerner la scolarité et les examens.

Mais derrière les dispositifs, les dossiers et les aménagements, il reste une personne. C’est cette personne que je rencontre au cabinet de Valence.

Avant de chercher à modifier quoi que ce soit, il est essentiel de comprendre comment l’enfant ou l’adolescent vit sa propre situation. Est-il constamment en train de lutter contre la distraction ? Se décourage-t-il avant même de commencer ? A-t-il pris l’habitude de se considérer comme « nul » parce que les autres semblent réussir plus facilement ? Se met-il en mouvement dès qu’une tâche devient trop longue ou trop abstraite ? Travaille-t-il beaucoup mais de manière dispersée ? A-t-il besoin de davantage de mouvement, de concret, d’images, de verbalisation, de rythme, de repères ou simplement d’une autre manière d’organiser son attention ? Des signes plus particuliers parlent encore davantage, mais passent parfois sous les radars: la vue de l’élève est-elle bonne? A t il des mouvements visuels nombreux?

Ce travail d’écoute permet parfois de déplacer complètement le problème.

L’hypnose comme outil de changement

L’hypnose que je propose au cabinet ne consiste pas à faire disparaître un diagnostic de TDAH ou un trouble dys. Elle n’a pas vocation à remplacer un bilan, une prise en charge spécialisée ou les aménagements scolaires nécessaires. Elle peut en revanche constituer un espace différent dans lequel l’enfant, l’adolescent ou l’étudiant peut expérimenter une autre manière d’utiliser son attention et de modifier certains comportements qui lui posent problème.

L’objectif peut être très concret : commencer un travail sans repousser indéfiniment le moment de s’y mettre, retrouver davantage de calme avant un examen, modifier une habitude de dispersion, renforcer la confiance dans ses capacités, sortir d’un rapport systématiquement conflictuel au travail scolaire ou encore retrouver une sensation de maîtrise lorsqu’une tâche paraît trop importante.

C’est ici que l’hypnose rencontre la notion de changement de comportement. Il ne s’agit pas de demander à l’élève de devenir quelqu’un d’autre. Il s’agit plutôt de rechercher avec lui ce qui peut changer dans sa manière d’aborder une situation précise.

Pour certains, le travail sera essentiellement stratégique : comment découper une tâche, comment commencer, comment mémoriser, comment utiliser son environnement, comment éviter certaines formes de dispersion ? Pour d’autres, l’hypnose pourra constituer un outil complémentaire permettant d’explorer directement la concentration, les automatismes, l’appréhension, la confiance ou la manière d’entrer dans une tâche.

Le point de départ reste toujours le même : rencontrer réellement l’élève avant de vouloir le faire changer.

Une place particulière pour les parents

Les parents d’un enfant TDAH ou présentant des troubles dys connaissent souvent une situation épuisante. Ils doivent suivre les devoirs, comprendre les recommandations, échanger avec l’école, chercher des professionnels, accompagner les moments de découragement et parfois entendre régulièrement que leur enfant « pourrait faire mieux s’il voulait ».

L’accompagnement « alternatif » (qui me semble primordial) peut aussi permettre de sortir de cette succession de rapports de force. L’objectif n’est pas d’ajouter une nouvelle contrainte à l’enfant, mais de rechercher avec lui ce qui peut rendre son fonctionnement plus fluide.

La HAS insiste elle-même sur l’importance d’un parcours coordonné associant l’enfant, sa famille, l’école et les différents professionnels lorsque cela est nécessaire.

L’hypnose vient donc ici comme une proposition complémentaire, à côté des dispositifs existants, avec une approche centrée sur la personne et sur le changement de comportement concret.

Enfant, adolescent ou étudiant TDAH : retrouver une possibilité d’agir

Un TDAH ou un trouble dys ne résume jamais une personne. Derrière un dossier, un diagnostic ou une difficulté scolaire, il y a un enfant, un adolescent ou un étudiant qui a développé sa propre manière de comprendre le monde et de s’y adapter.

C’est cette dimension humaine qui m’intéresse particulièrement.

Au cabinet de Valence, je propose ainsi un accompagnement associant mon expérience de l’enseignement, les principes de la pédagogie différenciée et les outils de l’hypnose. Selon la situation, le travail peut être davantage orienté vers les stratégies d’apprentissage, la relation au travail scolaire, la confiance, l’attention ou le changement de certains comportements.

Pour une personne recherchant une aide complémentaire en hypnose, l’enjeu n’est donc pas de promettre une solution magique. Il est de construire un accompagnement suffisamment personnalisé pour que l’enfant, l’adolescent ou l’étudiant puisse progressivement retrouver une façon plus efficace et plus vivable d’aborder ce qui lui pose difficulté.

Ressources : la HAS présente ses recommandations concernant le TDAH de l’enfant et de l’adolescent Haute Autorité de Santé – TDAH ; elle présente également le parcours concernant les troubles spécifiques du langage et des apprentissages HAS – troubles dys. Le ministère de l’Éducation nationale détaille les dispositifs d’aménagement scolaire Éducation nationale – scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers.

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Je ne suis ni médecin, ni psychologue (j’ai fait le choix de ne pas aller au bout des 5 années de faculté de psychologie), ni psychiatre, ni psychothérapeute. Je ne fais donc pas de diagnostics, ne soigne pas et ne guéris pas. Ces pages sont données dans le cadre d’une démarche de bien-être à l’exclusion de tout objectif médical (ou paramédical) et ne peuvent en aucun cas se substituer à un avis médical. Elles ne dispensent en aucun cas de consulter un professionnel de la santé, chaque fois que cela est nécessaire. Seul un médecin est habilité à poser des diagnostics, prescrire, modifier ou supprimer tout traitement médical. Toute question relevant du domaine médical est à poser à votre médecin traitant.

Eddy Mannino

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